Religion - Projet Enclave

La religion

DOGMES FONDAMENTAUX

Divisés par leurs existences et ambitions, les Ébénois sont unis par leur humanité et leur Dieu. Il y a quatre siècles de cela, le Céleste offrit aux duchés divisés le Prophète, l’élu qui devait rétablir paix et prospérité dans les chaumières. Par son seul charisme, il s’allia les plus puissants seigneurs et les rassembla au sein d’un nouveau royaume. Il fit ériger des célestaires et des beffrois aux quatre coins des terres, commanda la rédaction d’un texte saint –le Recueil des Témoins- et accorda sa bénédiction au règne des ducs. Au jour du décès du Roi-Prophète, l’Ébène rayonnait par sa piété et sa vertu.

Or, les décennies malmenèrent la paix du Roi. Sans Prophète pour rétablir la justesse des dogmes, diverses interprétations du Recueil des Témoins prirent leur essor et, sous l’impulsion de personnalités au magnétisme inégalé, elles conquirent le cœur des fidèles célésiens. De ces divisions naquirent haine, rancoeur et querelles et, en l’an 323 de l’ère royale, la Guerre de l’Avènement déchira le royaume. Néanmoins, chaque crise est l’occasion pour le Céleste d’offrir à ses enfants de nouveaux miracles. Ainsi, de ce conflit meurtrier émergea le Monarque, second prophète du Dieu, qui mit fin aux dissensions et donna naissance à la Foi unifiée. En 378 de l’ère royale, l’ensemble des Célésiens chantent, prient et psalmodient au sein des mêmes temples. Sous l’oeil juste et bienveillant de la dynastie royale, la Foi prospère et veille quotidiennement à la vertu des Ébénois.

Ces quelques généralités énoncées, examinons plus en détail les particularités de la spiritualité célésienne.

La lecture du Recueil des Témoins demeure et demeurera toujours la plus sage décision que peut prendre le curieux désireux de se familiariser avec la foi. Néanmoins, nombre d’érudits soucieux d’instiguer une juste compréhension des pratiques traduisirent les leçons des prophètes en sept maximes résumant les piliers fondateurs de la religion. Peu importe leurs origines ou ambitions, les Ébénois se rejoignent tous sur ces sept postulats inhérents à la vocation célésienne. Ces dogmes sont les suivants :

I- L’Enchaîné engendra le monde par les ombres, le Céleste le raffina par la lumière. Le second est source des vertus et du Bien, mais la passion créatrice du premier est origine de l’existence elle-même.

II- L’humanité est la seule création de ce monde entièrement issue de la volonté du Céleste. Nous devons remercier le Dieu des cieux de ce fait.

III- Toujours l’Homme doit rechercher l’élévation de son âme afin d’éloigner le vice et la corruption. L’âme noble doit aider l’âme sauvage à s’élever, et l’âme sauvage doit suivre la sagesse de l’âme noble.

IV- Il n’y a pardon que par la repentance. Il n’y a repentance que par le regret. Seul le Céleste peut sonder les coeurs des fidèles et y déceler le regret. Le Célésien laisse au Céleste le soin de pardonner les coupables et se contente de faire justice.

V- Les prophètes, soit le Roi et le Monarque, furent envoyés par le Céleste afin de libérer nos âmes de la perfidie et de nous guider sur la voie de la justice.

VI- Hommes et femmes sont enfants du Céleste et méritent égale considération.

VII- Tous les Hommes sont libres et responsables de leurs actes et pensées.

Hors de ces sept préceptes, un Ébénois ne peut se dire véritablement Célésien. Pourtant, ces idéaux ne portent guère en eux-mêmes les détails de leur application. Quelle est la justice exacte prônée par le Prophète? La liberté empêche-t-elle la servilité? Comment doit-on remercier le Céleste? En fonction des origines et des philosophies religieuses des théologiens interrogés, les réponses varieront. Sous l’ultime regard du souverain d’Ébène, le pouvoir d’interpréter ces commandements est donc laissé aux ecclésiastes des chapitres dispersés aux quatre coins du pays.

Les lieux de culte voués au Céleste à l’intérieur du royaume d’Ébène sont érigés sur des modèles communs. Cette similarité des bâtiments sacrés fut elle-même instaurée par le premier prophète afin de faciliter les pèlerinages dans les diverses régions du royaume.

Où que l’on aille à l’intérieur des frontières ébénoises, des autels modestes occupent le cœur des villages et les croisées des chemins. Malgré leur exiguïté flagrante, ces modestes constructions permettent aux fidèles de se recueillir à tout moment de la journée. C’est toutefois à l’intérieur de temples plus imposants, eux-mêmes édifiés autour des autels les plus fréquentés, que sont menées les célébrations de la foi. La plupart de ceux-ci sont dotés des infrastructures nécessaires afin de loger les pèlerins sillonnant l’un des multiples itinéraires sacrés du royaume. Par conséquent, ces temples sont souvent trouvés à proximité, voire à l’intérieur, d’un chapitre hébergeant les trois branches de la Foi dans une région donnée.

Plus un temple sera prestigieux, plus il s’élèvera vers les cieux. Selon la tradition de la cité d’Yr, c’est en hauteur, par l’entremise d’étages supplémentaires, que les édifices religieux doivent prendre de l’expansion. Lorsqu’un temple aura davantage les apparences d’une tour que d’une chaumière, il prendra le nom de beffroi. Seront alors archivés dans les étages supérieurs les textes sacrés et témoignages des habitants des régions limitrophes, de sorte que tous ceux qui y auront accès pourront contempler les environs actuels tout en nourrissant leur esprit d’expériences du passé. Y seront aussi levés les hauts bûchers funéraires des trépassés, signes de respect pour les âmes défuntes.

À proximité des lieux saints -voire même en-dessous de ceux-ci- sont aussi construits des ossuaires plus ou moins modestes. Effectivement, les traditions funéraires célésiennes exigent l’incinération des corps. Or, les ossements épargnés par les flammes et purgés des chairs les enveloppant doivent éternellement être préservés en signe de respect des vies et héritages des défunts. Que ce soit sous terre dans des catacombes ou à la surface à l’intérieur de mausolée de pierres, les crânes et os des morts sont figés dans le temps. Tragiquement, la richesse matérielle, même après le trépas, scelle la destinée des malheureux. Les plus pauvres Célésiens doivent fréquemment se contenter d’un dernier repos à l’intérieur de souterrains ayant les allures de fosses communes tandis que la noblesse et la bourgeoisie disposent de musées macabres érigés à l’honneur de leur existence.

Cela dit, les ultimes hommages architecturaux au Céleste sont les célestaires. Rares sont les seigneurs en droit de se vanter d’entretenir sur leurs terres l’un de ces bastions spirituels. Les célestaires sont de véritables bourgades ecclésiastiques articulées autour d’un haut beffroi. Scribes, domestiques, orateurs et autres fidèles y célèbrent la gloire du Dieu en anoblissant le cœur des visiteurs qui en foulent le sol. Afin de protéger ces communautés, de hautes murailles ceinturent normalement le domaine et permettent aux Célésiens de profiter pleinement du havre de paix. Les célestaires –en particulier ceux de Haut-Dôme et de Porte-Sainte dans le Val-de-Ciel, d’Yr et de Treia à Avhor- sont les destinations habituelles des pèlerins en quête de rédemption.

Finalement, le lieu le plus sacré du royaume est assurément le Siège des Témoins situé dans la cité d’Yr. Articulé autour du célestaire d’Yr édifié par le premier Prophète lui-même, le Siège des Témoins a accueilli après le décès de celui-ci ses proches disciples, les Témoins. Au fil des siècles, les congrégations en charge de l’endroit se succédèrent, apportant tour à tour leur touche spirituelle. L’ecclésiastique à la tête du Siège des Témoins est nommé « Intendant du Siège des Témoins ». Ce gestionnaire n’est toutefois guère le chef de la Foi célésienne, le souverain d’Ébène étant la plus haute instance en matière religieuse. Par cette position centrale au sein du chapitre célésien de la cité d’Yr, l’Intendant jouit néanmoins d’un prestige indiscutable parmi les siens.

Lors de la vingt-sixième année de l’ère royale, soit près de six mois après le décès du premier Prophète, les seigneurs-palatins du royaume se concertèrent et décrétèrent que l’absence d’héritier au trône d’ébène –le premier Prophète n’ayant guère engendré- devait être palliée par l’élection d’un prince. Ils atténuèrent toutefois ce changement fondamental à notre monarchie par une clause dérogatoire à la principauté qu’ils instauraient : le jour où un enfant du Céleste, homme ou femme, serait parcouru d’un sang d’ambre et réussirait à traverser à l’aller et au retour la forêt d’Ébène, celui-ci serait proclamé envoyé du Dieu et en droit de réclamer ses titres sur l’île d’Yr.

Il n’en fallut pas davantage pour que les familles les plus pieuses –ou les plus ambitieuses?- du royaume saisissent l’opportunité et instaurent une nouvelle tradition : les Héritiers et Vestales. Essentiellement, les Héritiers et les Vestales sont les deux volets –l’un masculin, l’autre féminin- d’une croyance fermement ancrée dans les esprits de nombre d’Ébénois. Selon ceux-ci, si le Céleste doit faire naître en ce monde un nouvel élu, ses intermédiaires seront nécessairement de fervents Célésiens aussi irréprochables spirituellement que dévoués philosophiquement. De riches mécènes adeptes de ce principe financèrent donc dans les palatinats des cloîtres où furent hébergés, éduqués et purifiés des hommes et des femmes –des gardiens de la flamme sacrée du Très Haut- offerts par les familles influentes du royaume. Le moment venu, un Héritier était destiné à une Vestale et, ensemble, ils engendraient un nourrisson qui, l’espéraient-ils, allait obtenir la bénédiction du Seigneur. Toute son enfance durant, le rejeton recevait une éducation qui avait pour but de l’élever spirituellement et de le préparer pour son ultime quête : la traversée de la forêt d’Ébène.

Pendant plus de trois siècles, les filles et fils chéris des pieux Célésiens furent ainsi cloîtrés dans des monastères dans l’espoir futile d’en voir ressortir un nouvel élu du Très Haut. Or, lorsque le Monarque, second Prophète, fut couronné en l’an 323, cette tradition apparut aux yeux des fidèles comme un mensonge éhonté et entretenu par des esprits tordus. La lignée royale étant assurée, il devenait vain d’entretenir le mythe auréolant ces lieux sacrés. Néanmoins, le souverain n’ordonna pas la fermeture de ceux-ci. Il décida plutôt de les transformer en des havres de recueillement et d’entraînement militaire et religieux. Les Célésiens pouvaient toujours confier leurs enfants à la Foi, mais ceux-ci ne demeureraient pas passivement dans des cloîtres à attendre une éventuelle sanctification divine. Ils approfondiraient les textes saints, peaufineraient leur maîtrise des armes, apprendraient à combattre ensemble et deviendraient, au terme de leur formation, des éléments clés des régiments royaux, des zélotes du Glaive de la Foi ou de l’Inquisition céleste ou des théologiens cloîtrés ou itinérants.

De nos jours, les Héritiers et Vestales sont les piliers de plusieurs corps armés ébénois ou des autres institutions royales. Vouant leur vie toute entière à la Foi et à la dynastie royale, ils sont souvent appelés par leurs camarades “Enfants du Roi” (ou de la Reine) en référence à leur quasi-adoption par la Couronne et la Foi. Parmi les plus pieux, certains iront même jusqu’à peaufiner leur art à Porte-Sainte où ils prendront les voeux sacrés du paladin et deviendront des symboles absolus du sacrifice et de la vertu.

Recueil des Témoins

Le Recueil des Témoins

La préservation de l’unité religieuse du royaume résulte essentiellement de l’existence d’une référence littéraire commune à tous les Célésiens : le Recueil des Témoins. Composé initialement de trois témoignages issus de l’expérience de disciples du premier Prophète, le texte fut rédigé au lendemain de la création du royaume d’Ébène sous ordre du Roi. Les décennies subséquentes à la mort du suzerain virent l’intégration graduelle d’autres témoignages au Recueil et, de ce fait, l’approfondissement de la foi au Céleste. Plus récemment, après l’avènement du Monarque, trois nouveaux témoignages intégrèrent le Recueil afin de lui donner la forme que nous lui connaissons aujourd’hui.

À la 378e année de l’ère royale, le canon de la foi s’articule autour de huit récits officiels. Cependant, plusieurs autres interprétations circulent parmi le peuple et il n’est guère impossible que leur intégration au Recueil ait éventuellement lieu. Effectivement, si l’ensemble des institutions religieuses ébénoises et la Couronne venait à se concerter et acceptait unanimement la canonisation d’un texte, son auteur recevrait le titre de « Témoin » -la suprême bénédiction du Céleste- et son œuvre se frayerait définitivement une place dans le livre saint. Cela dit, les chapitres du royaume ayant des intérêts souvent fort divergents, l’obtention de cette reconnaissance n’est guère chose facile.

Voici ces huit témoignages…

Structure
de la Foi

La structure de la Foi

La religion, écrivit un jour l’académicien Gerthold, lie l’Homme à deux réalités distinctes et complémentaires : le Dieu et les autres Hommes. Le zélé qui pratique les rites sans vouer son cœur au Céleste ne peut être qualifié de croyant, tout comme l’idiot qui prête foi à un Dieu dont il est l’unique fidèle ne saura jamais n’être autre chose qu’un fou. Devant l’évidence de cette vérité, les Célésiens du royaume d’Ébène fondèrent, après le décès du premier prophète, des organisations religieuses au sein desquelles ils allaient pouvoir honorer d’une même voix le Très Haut. Or, le Céleste ayant pourvu l’Homme d’une liberté inaliénable, ces communautés, plutôt que de se réunir en une seule entité toute-puissante, campèrent leurs propres interprétations des saintes paroles et divisèrent le peuple de nos landes. Au fil des décennies, ces déchirements engendrèrent alliances, conflits et, malheureusement, guerres.

Au quatrième siècle de l’ère royale vint enfin le second Prophète, Monarque d’Ébène et fondateur de la dynastie royale actuelle. Par sa volonté, les congrégations divisées retrouvèrent l’unité sous une seule et même structure commune : la Foi céleste. Désormais, malgré les cultures diversifiées du pays, tous oeuvrent au sein d’une unique organisation aux multitudes de ramifications. Plus encore, cette organisation, sous le regard bienveillant du souverain d’Ébène et de ses représentants, veille au maintien de la justice chez les Ébénois.

Selon les décrets du concile de Porte-Sainte de 355 et sous les recommandations du conseiller spirituel royal Oliviero De Rimini, chaque comté historique (donc approximativement six ou sept par palatinat culturel) héberge un chapitre de la Foi. Au sein de chacun de ces bastions autour desquels des communautés laïques ou religieuses se développèrent au fil des décennies, trois branches d’ecclésiastiques se côtoient et collaborent afin d’assurer le respect des dogmes religieux et de la justice royale dans la région. Celles-ci sont connues sous les noms du Glaive de la Foi, de l’Inquisition céleste et de la Voix. Afin que la Couronne conserve un pouvoir sur ses propres terres, un Juge royal est personnellement attitré par le souverain d’Ébène pour décider de l’innocence ou de la culpabilité des potentiels accusés capturés par les autorités du chapitre. En somme, il n’y a guère de séparation entre la Foi et l’État : la Foi est le bras justicier de l’État tandis que l’État est le mécène de la Foi.

La Voix de la Foi est le corps législatif du culte célésien. Après des années d’études des saintes écritures, les théologiens, prêcheurs et exégètes de la Voix siègent sur les conseils d’approfondissement des dogmes et sont invités à soumettre des recommandations théologiques au souverain d’Ébène. Les suggestions soumises à la Couronne pourront amender les lois religieuses déjà existantes, ou encore en proposer de toutes nouvelles qui altéreront le visage du culte célésien. Bien que rien ne contraigne le souverain d’Ébène à accepter les propositions de la Voix, traditionnellement, il prend le temps d’étudier et de répondre à celles-ci.

Par ailleurs, il est attendu des ecclésiastiques oeuvrant au sein de cette branche de s’acquitter de l’ensemble des tâches liées à l’enseignement, au missionnariat et à l’organisation de pèlerinages. Les théologiens préservent, étudient et consolident les dogmes célésiens et les écrits du Recueil des Témoins.

Le Glaive de la Foi est le corps exécutif du célésianisme. Il est constitué de soldats, de vigilants et de paladins veillant à appliquer les lois sacrées de la Foi et de la Couronne. En raison de sa mission d’assurer une présence constante partout dans le royaume et d’appréhender les criminels, le Glaive est la branche habituellement la plus populeuse et armée d’un chapitre. Même si ses multiples divisions ne sauraient se comparer en ampleur et en armement aux régiments royaux, elles sont suffisantes afin d’agir en tant que forces de maintien de la paix et de support à la surveillance des routes commerciales et de pèlerinage dans les régions reculées.

Les zélotes du Glaive seront donc en charge de préserver la paix dans les communautés, de mener des enquêtes chez les laïcs et de procéder à l’arrestation et à la détention des suspects. Toutefois, jamais un guerrier du Glaive ne sera autorisé à mener des investigations à propos de ses confrères et consoeurs de la Foi, ni de déterminer la culpabilité d’un suspect.

L’Inquisition céleste est le corps judiciaire de la Foi. Les inquisiteurs, paladins et bourreaux qui l’animent ont la responsabilité -odieuse selon certains- d’appliquer le courroux de la Foi à la suite d’un jugement de culpabilité. Dans le cas d’un criminel solitaire capturé par le Glaive de la Foi, l’Inquisition s’assurera d’ériger le bûcher, de mener à terme la décapitation ou de poursuivre les interrogatoires par des méthodes “fortes”. Toutefois, si un regroupement de hors-la-loi ou de blasphémateurs doit résister aux ordonnances du Glaive et du Juge royal, des membres de l’Inquisition peuvent être mis en charge d’accomplir la volonté du Céleste. Spécialistes de la fouille, des interrogatoires et des enquêtes, il arrive parfois que des inquisiteurs, à la demande d’un Juge royal, soient adjoints à un contingent du Glaive de la Foi ou d’une section d’un régiment royal afin de mener à bien, dans le cas d’enquêtes particulièrement difficiles, l’oeuvre de la justice.

En supplément à ces tâches, l’Inquisition céleste est autorisée à mener des enquêtes chez ses confrères et consoeurs de la Foi. Le Juge royal devra bien sûr être impliqué dans le jugement de culpabilité des suspects, comme dans tout procès de fidèle célésien.

Le Juge royal est le représentant de la Couronne au sein d’un chapitre. Le souverain d’Ébène étant à la fois le protecteur du royaume et le guide la Foi, sa voix doit être entendue dans l’entièreté du pays lorsque sont tenus des procès et enquêtes. De ce fait, Yr nomme dans chacun des chapitres d’Ébène un porte-parole de confiance déterminant l’innocence ou la culpabilité des accusés amenés devant lui par le Glaive de la Foi ou l’Inquisition céleste.

Nul autre que ce Juge n’est en mesure d’acquitter ou de condamner un Célésien, ce qui accorde à cet individu particulier un pouvoir capital dans l’administration de la justice d’un comté ou d’une région spécifique. Pour cette raison, il n’est pas rare que le souverain, en respect des prérogatives d’un haut-noble ou d’un fidèle et influent partisan, remette ce titre à un laïc en contrôle d’un territoire. Évidemment, ce genre de mesure n’est pas sans créer de remous.