L’Union commerciale du Sud d’Ébène

[En résumé]

Trop longtemps le sud du royaume a été regardé avec mépris par les commerçants du Nord. Les abus des banquiers de Fel et les extravagances salvameroises ont attiré sur nous les hordes Vinderrhins et le vice des païens. Soutenons nos frères et nos voisins de l’Orrhindas plutôt que les étrangers. Tournons-nous vers Ébène et, ensemble, reconstruisons les grandes routes de nos ancêtres. Le Sud est toujours considéré, après des décennies, comme un laissé-pour-compte par les négociants du Nord; fiers, intègres et résilients, voilà ce qui nous définit, voilà comment nous répondons aux défis!

Krystian Rominski, fondateur et premier Vicomte de l’Union commerciale du Sud d’Ébène

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Les origines

Autrefois, le commerce terrestre dans les plaines de l’Orrhindas était assuré par une organisation du nom de « La Guilde d’Arianne ». Fondée en l’an 54, les activités de la guilde se concentraient sur l’exploitation de matières premières et sur la distribution de celles-ci. Par des manœuvres politiques et économiques bien effectuées, cette organisation fut achetée en 319 puis intégrée au réseau commercial de la Guilde Franche d’Ébène jusqu’à son démantèlement.

Privés de cette représentation économique, les marchés du sud du royaume tombèrent alors dans la désorganisation et bien des surplus furent perdus ou vendus à perte de crainte d’être gaspillés. De par l’histoire, les marchés salvamerois, avhorois et felbourgeois ont toujours connu une certaine aisance et leur population a su développer un sens aiguisé des affaires. Cette tradition mercantile est toute autre pour les territoires allant de Corrèse à Cassolmer, axées avant tout sur l’autosuffisance et la survie.

L’idée de regrouper les marchands des palatinats austraux germa alors simultanément dans l’esprit de plusieurs. L’impulsion initiale vint de la région de Mordaigne, au nord de Corrèse, puis trouva de nombreux alliés au Sarrenhor et au Val-de-Ciel. Ces trois palatinats, ayant connu plusieurs conflits territoriaux dévastateurs par le passé, étaient prêts à essayer une façon de faire différente. En partageant les ressources de leurs terres par un commerce structuré et respectueux, les fondateurs espéraient voir de nouvelles discussions se créer dans un projet unificateur et pacifique.

En 321, les discussions aboutirent à un projet plus concret dans lequel on voulut rapidement intégrer Cassolmer, qui avait connu plus que son lot de drames lors des années précédentes. Déchirée par des conflits internes, l’archipel de Pyrae joignit le projet par l’entremise de partisans d’un commerce avant tout ébénois. L’invasion du Vinderrhin et l’implication de nombreux marchands du nord du royaume dans leur venue amena le ras-le-bol nécessaire chez les gens du Sud pour que l’Union commerciale du Sud trouve les appuis nécessaires à sa fondation officielle.

Dès lors, les membres de l’organisation travaillent à développer les routes et les ports des cinq palatinats fondateurs afin de faire fleurir le commerce ébénois et de reconstruire ce que les années de conflits ont pu mettre à sac.

 

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Les secteurs d’activités

Pour le moment, les entrepôts principaux de l’Union commerciale sont situés en Corrèse, dans le comté de Mordaigne. Cependant, étant une organisation assez décentralisée, on trouve des caravansérails d’importance chez le clan des Ferres au Sarrenhor, dans les Gorgias au Val-de-Ciel et dans le comté des Mille Barons en Cassolmer. Leurs caravanes parcourent les territoires du Sud en toutes saisons alors que les navires à hauts fonds serpentent les fleuves et les rivières.

Les marchands de l’Union n’étant que peu intéressés à faire commerce en haute mer, les relations avec la Marine des Mérillons sont plutôt cordiales. Les deux guildes ont pu organiser conjointement un embargo sur le Duché de Fel lors de sa déclaration d’indépendance en 322. Par ailleurs, les marchands du Sud ne se sont jamais opposés à voir les négociants du Nord passer dans leurs palatinats.

Le levier économique de l’organisation vient de l’exploitation et de la transformation des matières premières, surtout agricoles. Également, on compte parmi les membres de la guilde de nombreux constructeurs qui vendent leurs services afin de redorer les infrastructures du royaume. Les troupes qui, jadis, se combattaient dans les plaines de l’Orrhindas assurent maintenant la sécurité sur les routes des caravanes qui se promènent d’une côte d’Ébène à l’autre, beau temps mauvais temps. L’Union commerciale tente également d’agir à titre de mécène pour les artistes afin de prouver au royaume que la culture et le folklore du Sud sont tout autant, sinon plus, riches que ceux des terres du Nord.

Grâce aux marins pyristes, les denrées du continent se rendent jusqu’à l’archipel de Nui et les négociants de Duvel au Val-de-Ciel peuvent bénéficier de l’acier forgé sur les iles volcaniques. C’est là où résident les prétentions de l’Union : créer des marchés qui étaient autrefois presque impossibles et permettre aux marchands du Sud de savourer l’exotisme des produits des artisans d’Ébène plutôt que les soies importées d’outre-mer.

 

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Les membres

Bien que les activités de la guilde commerciale soient axées principalement vers les cinq palatinats fondateurs (Corrèse, Sarrenhor, Val-de-Ciel, Cassolmer et Pyrae), tous les Ébénois peuvent y postuler. Les marchands n’ont qu’à s’adresser à un membre de l’Union qui les réfèrera à la personne appropriée : le centenier de son palatinat, ou le vicomte en cas de marchand provenant de Felbourg, d’Avhor, de Laure ou de Salvamer. Rejoindre l’organisation ne coûte rien et les membres, appelés connétables, ont alors un droit de vote annuel sur le centenier de leur palatinat. Les marchands situés hors des palatinats du Sud n’ont pas ce droit de vote, mais peuvent participer à toutes les activités commerciales de la guilde. Les Ébénois souhaitant adhérer à l’Union commerciale doivent d’abord accepter quatre principes étant considérés comme des devoirs et responsabilités pour les membres.

– Un membre de l’Union ne peut pas faire partie d’une autre grande guilde commerciale d’Ébène.
– Un membre n’a pas à défendre un autre membre en cas de conflit sauf si le conflit provient de son appartenance à l’Union.
– Un membre peut déclarer la guerre à un autre membre pour des motifs externes à la guilde.
– Si l’Union commerciale du Sud d’Ébène venait à être la cible d’une guerre destinée à réduire son influence et ses profits, les membres s’engagent à contribuer activement à sa défense.

S’il accepte ces responsabilités, le membre recevra la charte fondatrice de l’organisation, qui lui explique les procédures administratives du regroupement.

En date de Septembre 322, les postes clés étaient occupés par ces personnes :

– Vicomte : Krystian Rominski
– Centenier de Cassolmer : Alfred Chevignard
– Centenier de Corrèse : Anton Borzivoi
– Centenier du Sarrenhor : Lothaire Debascou
– Centenier de Pyrae : Salazar Moana
– Centenier du Val-de-Ciel : Théodas Kléber