Les guildes marchandes

Le pouvoir accordé par la richesse ne saurait être nié. Combien d’artisans inconnus rêvassent, en inspectant leurs outils rouillés ou éméchés, d’avoir sous leurs ordres des nuées d’apprentis obéissants? Quel marchand, lorsqu’il traverse la foire de Lys d’Or, ne songe pas aux fabuleux trésors que recèlent les terres étrangères? La plupart de ces ambitieux sont dévorés par leur vice avant d’être en mesure de se vanter de leurs exploits. Toutefois, quelques rares travailleurs persévérants et ingénieux gagnent leur pari et se hissent aux côtés des seigneurs-palatins et hauts dignitaires du royaume. Par les Follets, les Ducats et les Carats, ils achètent leur place dans l’Histoire.

Le commerce ébénois est grossièrement contrôlé par deux puissantes guildes spécialisées dans des secteurs bien précis. Bien sûr, une multitude de petites compagnies marchandes vaquent à leurs occupations dans les neuf palatinats, mais, à un point ou à un autre, ces dernières se placent sous la protection de l’une des deux grandes guildes afin de bénéficier de ses largesses et de son réseau. Ainsi, les marchands mineurs se considéreront fréquemment comme autonomes même s’ils portent officiellement les titres de Patricien, Capitaine ou Partisan.

Quant aux meneurs de ces richissimes organisations, leur voix est susceptible de faire plier les seigneurs-palatins et à faire sourire ou grimacer le prince. Après tout, comment ignorer l’opinion d’un individu détenant le pouvoir de priver la moitié du royaume de soie, de vin ou, pire, de blé? Heureusement, une profonde hargne, autant idéologique qu’émotive, divise ces guildes.

Grandeur Nature l'Enclave

La Guilde franche d’Ébène

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La Marine des Mérillons

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