Le Cercle des Anciens

Grandeur Nature l'Enclave

Origines

En l’an 316, lorsque les hostilités entre le prince Elemas IV et la princesse Isabelle Delorme débutèrent réellement, on put voir parmi les regroupements et familles du royaume des dissidences, des mésententes, voire même une agressivité totale entre certains partis. C’est dans cette atmosphère remplie d’amertume et d’hostilité que Gaspard de Grise quitta le Noble Cercle, institution dirigée par Zeryab Nazem qui, avec pratiquement tout Pyrae, s’était rangé du côté de la princesse. Le comte des Salimes en Felbourg délaissa les rangs de l’institution par loyauté envers le prince.

Au fil des années de guerre, Gaspard vint à combattre avec de nombreux loyalistes, mais c’est avec Fidel Guglielmazzi qu’il partagea le mieux le champ de bataille. Ayant déjà auparavant développé un respect mutuel avec le comte d’Avhor au palais d’yr, combattre pour le prince aux côté du nouveau capitaine du Bataillon sacré engendra une camaraderie militaire forte.

Lorsque la guerre en Avhor se termina par l’entente entre Lucrécia Filii et Hugues Orfroy, le comte Guglielmazzi ne vit d’autre choix que de quitter sa patrie. Il se fit alors offrir par le palatin de Laure, le fils du prince, le comté de Rivelm. Il s’y installa rapidement, sans artifice. En Laure, on vit rapidement que la réputation festive de Fidel Guglielmazzi ne semblait pas être au rendez-vous. Jamais le nouveau comte laurois n’invita les autres comtes ou ne fit de fête sur ses nouvelles terres afin de célébrer son arrivée. Les habitants des fiefs de ses terres le virent à peine, celui-ci préférant pour le moment, disait-on, envoyer ses collègues pour discuter avec ses vassaux. Cette absence découlait surtout du fait que Fidel était bien souvent sur le champ de bataille, un peu partout dans le royaume à combattre les armées de la princesse. Toutefois, c’était aussi parce que, lorsqu’il revenait chez lui, il y venait avec Gaspard de Grise afin de mener de longues discussions.

Fidel vit la capitulation à Avhor comme une défaite aux mains d’hérétiques, comme un message du Céleste lui apprenant qu’il devait faire davantage pour enrayer la menace des impies. Sachant très bien que dans les années qui suivraient le Bataillon sacré ne pourrait se joindre à nouveau à ce genre de conflit, devant occuper sa tâche principale de protéger la cité d’Yr, Fidel se sentit impuissant dans son service au Céleste. Il avait vu par le passé, et le voyait encore, une incapacité du royaume à chasser les dangers, à protéger les traditions et à faire respecter les lois comme il se doit. Jusqu’à maintenant, le royaume devait s’en remettre à des nobles afin de se protéger, le Bataillon sacré étant bien trop souvent en trop petit effectif pour faire le travail. C’est ainsi donc qu’il discuta avec Gaspard afin de créer une nouvelle armée qui servirait à défendre le royaume des forces hérétiques se battant contre le Céleste, mais aussi à faire respecter les traditions du royaume et les enseignements du Recueil des Témoins.

C’est dans cette idée que les deux hommes s’acharnèrent longuement à trouver les bases de cette force militaire. Fidel offrit de monter le tout en ses terres alors que Gaspard fit don d’une partie de ses troupes. Des officiers furent formés et, à l’automne 319, un petit camp militaire vit le jour. Fidel, étant toujours capitaine du Bataillon sacré, ne put que soutenir en fonds et en terres le projet, occupé par ses fonctions. Gaspard de Grise était celui qui devait diriger la force militaire, encore petite. Ce regroupement n’avait alors pas encore de nom.

En août 320, Gaspard et Fidel se réunirent en Rivelm à nouveau et les choses évoluèrent. Suite à la rumeur de la création de ces troupes, plusieurs hommes et femmes favorables à la cause ou ayant une admiration pour les deux créateurs se joignirent au groupe sous le commandement du Comte de Grise. Fidel, quant à lui, fut de nouveau appelé ailleurs dans le royaume afin de venir en aide au front. Avec le temps, le capitaine Guglielmazzi commençait à montrer des signes d’irritation découlant de ses obligations face au Bataillon sacré.

En mars 321, les forces princières s’apprêtaient à se diriger vers l’est afin de mettre un terme à la rébellion de la princesse. Les deux comtes dirigeants de la nouvelle armée établie à Laure proposèrent au prince de soutenir l’attaque avec les soldats nouvellement formés par messire de Grise. Le prince accepta l’offre et envoya les deux hommes et leurs légions combinées à Cassolmer. Suite au siège victorieux de Cassel, Gaspard et l’armée de volontaires retournèrent en Rivelm tandis que le capitaine Guglielmazzi se vit forcé de suivre le Bataillon sacré en Pyrae afin d’y déloger les restes de rebelles qui y résidaient.

À son retour, Fidel Guglielmazzi eut une longue discussion avec Élémas IV. Les récents événements avaient démontré la dangerosité d’une intervention directe du Bataillon sacré dans les conflits ébénois. Par contre, il était toujours nécessaire de surveiller et modérer les élans criminels et hérétiques aux quatre coins du royaume. Le capitaine de l’armée princière reçut donc une autorisation exceptionnelle : un congé du Bataillon sacré lui fut donné à condition qu’il transforme le projet déjà entamé avec Gaspard de Grise en une véritable légion au service des lois et des traditions ébénoises. Les deux comtes acceptèrent l’offre et décidèrent d’accorder un nom symbolique à la nouvelle institution : le Cercle des anciens. Par l’épée, la Foi et la plume, le Cercle des anciens devait désormais honorer l’héritage du Roi-Prophète et aider à l’application des lois dans le pays. Une armée loyale et indépendante de la Couronne d’Yr venait de naître.

Grandeur Nature l'Enclave

Valeurs et objectifs

  • Protection des traditions : le Cercle des anciens se veut le protecteur des traditions en Ébène. Les enseignements du Recueil des Témoins se doivent d’être respectés et imposés si nécessaire. Le Haut Pilier est la seule congrégation pouvant nous apporter un support adéquat dans cette tâche.
  • Protection du royaume : Le crime va à l’encontre même de l’ordre espéré par le Roi-Prophète, les lois qu’il a lui-même livrées lors de son passage en nos terres doivent être suivies. Le Cercle des anciens veille au respect du code des lois d’Ébène et amènera quiconque y contrevient, devant la justice du Prince.
  • Éducation du peuple : Le Cercle des anciens n’est pas seulement une armée, il n’accueille pas que des militaires en ses rangs. Au travers du Comté de Rivelm, on y trouve des enseignants, des théologiens et  des académiciens qui sont là pour élever les connaissances et rapprocher les Ébénois du Céleste. L’éducation est la seule façon de s’éloigner de la fin des temps.
  • Lutte à l’hérésie : Le Cercle des anciens s’engage à chasser toute personne ou objet hérétique et de l’apporter devant le Céleste. Les blasphémateurs sont nombreux, les vestiges de l’Enchaînés ressortent, mais le Cercle des anciens reste fort devant cette adversité. Le bûcher sera toujours là pour accueillir les âmes perdues.
  • Fraternité et loyauté : Tout membre du Cercle des anciens y reste pour la vie, son rôle dans ce regroupement en est un de frère ou de sœur et telle une famille, nous en faisons partie jusqu’à la mort. Tous les adeptes font le serment de servir jusqu’à la mort et tous les déserteurs devront mourir.