La baronnie des Fleurs

Grandeur Nature l'Enclave

Les terres

La baronnie des Fleurs se trouve dans le comté des Salimes, à l’est du palatinat Felbourg. Plus précisément, la baronnie se trouve à l’embranchement des rivières des Branches, à l’endroit où elles se jettent dans la Laurelanne. Le climat y est doux et le paysage plat, exception faite, bien sûr, du piton rocheux de Reval surplombant les rivières. Contrairement à certaines régions felbourgeoises, le sol des terres de la baronnie est fertile et permet une production agricole de subsistance. On dénote une importante quantité de vergers où poussent des fruits saisonniers. À travers les champs et les plantations, on trouve quelques hameaux où œuvre une classe d’artisans. Sur les rives, on aperçoit également des villages de pêcheurs et quelques comptoirs commerciaux. C’est de cette pêche que vivent essentiellement les habitants de cette région de la baronnie. De nombreux poissons affectionnent en effet les courants des Branches et les remontent régulièrement, cela favorise des pêches saisonnières miraculeuses.

La famille de Grise occupe cette terre depuis des générations et laisse une petite bourgeoisie exploiter ses richesses par le commerce des biens le long du fleuve et sur la route reliant Laure à la métropole elle-même, particulièrement des produits d’artisanat.

La baronnie se trouve depuis peu au centre des affaires politiques du comté. Le comte Gaspard de Grise a effectivement assemblé la cour comtale sur ses terres, à Reval. Il a récemment transformé l’endroit en véritable palais fortifié, prêt à défendre les intérêts et l’indépendance de sa maison.

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Le peuple

Il existe deux catégories bien distinctes au sein de la population de la baronnie des Fleurs. Celles-ci se trouvent divisées par leurs situations géographiques et leurs secteurs d’activités. La première est constituée des habitants des terres situées à l’ouest de la baronnie. Ceux-ci y pratiquent l’agriculture et entretiennent les vergers. On y retrouve également certaines familles d’éleveurs profitant d’un relief favorable. Cette population rurale n’est toutefois pas en mesure de faire compétition économique aux artisans peuplant les hameaux et bénéficiant des profits du commerce et de la transformation des ressources passant par la route commerciale, particulièrement les biens passant vers la métropole. C’est cette classe qui, en quelque sorte, constitue l’élite économique de l’intérieur des terres de la baronnie.

Sur les rives, l’élite commerciale se trouve dans la classe de marchands profitant du commerce existant le long de la Laurelanne. Au cours des derniers siècles, ils ont fortement contribué à l’établissement de comptoirs commerciaux dans la baronnie des Fleurs, la connectant ainsi au réseau commercial maritime de Felbourg et de Laure. La vaste majorité de cette population fluviale est par contre composée de pêcheurs et de marins. Son niveau de vie est considéré meilleur que celui des petites sociétés pastorales de paysans.

La proximité géographique et économique de la baronnie des Fleurs avec le palatinat de Laure transparait très certainement dans sa culture. On y repère effectivement beaucoup d’éléments culturels distincts provenant de la culture de Casteval. Ces goûts pour les raffinements ne peuvent qu’être attribués à la proximité lauroise et au climat fluvial doux.

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La famille

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La famille de Grise gouverne la baronnie depuis plusieurs siècles et la bannière à double rose flotte au sommet de toutes les tours du palais comtal, Reval. Les origines de la famille et de son blason remontent à la colonisation même de cette partie des rives des Branches par les peuples de Casteval. On raconte encore qu’à l’époque, le fils du premier baron, Arsène de Grise, était allé escalader le Reval avec un ami. Le malheur l’ayant fait glisser, le jeune seigneur avait pu freiner sa chute en s’accrochant à un rosier poussant à flanc de falaise. Sur le rosier, deux fleurs: l’une rouge, l’autre blanche. On dit que le baron, après avoir entendu l’histoire de son fils, avait promptement décidé d’adopter ce symbole comme blason officiel de la famille.

Avec les années, les de Grise s’installent confortablement à la tête des terres environnantes. Établissant leur prestige par l’élégance, l’horticulture ostentatoire et la connaissance académique. La collection familiale de parchemin contenue dans la bibliothèque de Reval est considérable mais, avec les années, bien des barons choisissent de s’y isoler et de laisser les affaires politiques aux conseillers. Les conséquences désagréables de cette orientation peuvent aujourd’hui être calculées.

Effectivement, malgré la légitimité que portent son nom et le titre qui lui revient, la famille de Grise est désormais victime de l’isolement culturel dont elle a hérité. En cette heure d’effervescence, Gaspard de Grise, comte des Salimes et protecteur des marches orientales de Felbourg, souhaite réengager la baronnie dans la voie du dynamisme politique et commercial. Dans les villages, on raconte déjà que la double rose flotte au rythme d’une brise nouvelle.