Des 9 palatinats

À la 321e année de l’ère royale, neuf seigneurs-palatins se séparent le royaume d’Ébène. À l’exception de la modeste île d’Yr qui demeure sous la juridiction du prince Élémas IV de Laure, l’ensemble du territoire est fractionné en neuf palatinats aux moeurs et cultures aussi diversifiées que colorées. Effectivement, les Ébénois, s’ils sont unis sous une seule bannière et une foi unique, sont divisés en plusieurs peuplades aux histoires bien distinctes. Au fil des siècles, ces regroupements ont réagi singulièrement aux aléas du temps et aux caprices de leur environnement pour nous offrir aujourd’hui une mosaïque d’habitudes et d’attitudes.

Aussi anciennes que les cités sur lesquelles elles règnent, les neuf nobles familles du royaume veillent sur leurs vassaux avec une assurance modérée, la loyauté de la petite noblesse et de la bourgeoisie étant toujours à renouveler. Les serments d’honneur, bien que hautement respectés et valorisés, sont fréquemment mis à l’épreuve par des rixes frontalières -engendrées par l’ambition dévorante des palatins- qui ne laissent aux lignées moins influentes que deux choix : modifier leurs allégeances ou être dépossédés de leurs propriétés lors d’une éventuelle victoire ennemie. Les délimitations réelles des palatinats sont donc toujours en mouvance. Cette situation explique pourquoi je ne traiterai que peu des seigneuries extérieures aux capitales et, par conséquent, sous la souveraineté de vassaux des grandes familles. J’ai confiance que ces nobliaux prendront soin d’ajouter à la présente encyclopédie leurs propres anecdotes.

Dans ce chapitre, chacun des palatinats sera explicité individuellement sous trois de ses facettes : les terres détenues, le peuple gouverné et la famille régnante. Grâce à ces angles d’étude, nous apprendrons à mieux connaître les politiques, l’Histoire et la culture des palatinats.