Les Corbeaux des Plaines Mortes

Grandeur Nature l'Enclave

Les origines

Corbeau

Symbole des Corbeaux des Plaines mortes

La foi Aurésienne est l’une des doctrines les plus populaires au Sarrenhor. Le peuple nomade et austère des chevaucheurs permet aisément de respecter le témoignage d’Aurel d’Avhor. La simplicité et la vie contemplative sont choses plus aisées lorsque la nature est presque intacte et qu’aucune agglomération permanente ne cache le paysage. Plusieurs degrés de fanatisme et de mysticisme ponctuent toutefois les clans sarrens.

Il y a de cela un peu plus de cinq ans, des marcheurs débutèrent la traversée du Sarrenhor. Des pèlerins à la recherche d’un sens à leur vie et d’une illumination du Céleste. Alors que l’eau et la nourriture commençaient à se faire de plus en plus rares, la nature semblait s’assombrir. Désirant prouver leur piété et leur dévotion, les pèlerins continuèrent leur périple malgré l’abandon de leur force. C’est lorsqu’ils furent près du délire et de la déchéance qu’ils sentirent une présence. Une ombre voilée les menaçant, rôdant autour de leurs corps affaiblis, grognant et griffant le sol. Les traits déformés de la créature ou de l’animal semblait avoir été imaginé par l’Enchaîné lui-même. Les pèlerins prièrent au Céleste, cherchant sa clémence et sa protection. C’est alors que l’un d’entre eux eut une vision ; un corbeau majestueux volant dans le ciel, étirant ses ailes et recouvrant le soleil avec grâce. Poussant un cri profond et sourd, l’oiseau laissa tomber un bâton crochu, mais ferme, au pied de la petite troupe. Y voyant un signe, le responsable de l’expédition agrippa le bâton et se releva à l’aide de celui-ci. Fermant ses yeux, laissant le Céleste l’apaiser, le remplir de sa sérénité et de sa divine chaleur, l’homme se figea et attendit. La bête surgit de nulle part, sautant à la gorge du preux défenseur des hommes de foi. Mais, contre toute attente, le bâton percutât violemment le crâne de l’animal qui s’écroula aussitôt, toute ombre et vie le quittant. L’homme tomba alors à genoux, frappé par le Céleste d’une vision qu’il dit être du futur. L’Ombre était partout et Ébène courrait à sa propre perte. Les années à venir allaient chambouler les fondations les plus sacrées du royaume.

Ses confrères et consœurs s’assirent et méditèrent pendant trois jours et trois nuits. Alors que l’homme sortit de son songe divin, une troupe de chasseurs nomades trouva les religieux. Impressionnés par la créature abattue par le chef, ils décidèrent de partager leur pain et leur eau. L’Illuminé discuta longuement avec eux, leur dévoilant qu’il était en fait lui-même natif des plaines et qu’il revenait après un long périple à travers Ébène. Les horreurs du monde l’avaient profondément marqué et maintenant que le Céleste l’interpellait il se devait de guider le peuple vers la lumière. L’homme rejoint de nouveau son clan natal, le clan des Vors, et débuta son devoir de guide spirituel. Ils prirent le nom des Corbeaux des Plaines Mortes, en l’honneur de leur guide spirituel et de leur lieu de révélation, de jeûne et d’isolement préféré, le cœur même des Plaines Mortes.

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Les préceptes

L’Homme court vers sa perdition. Sans guide et sans illumination l’étincelle divine en lui s’éteint et laisse place à une créature avare et sans âme. Les biens matériels sont une distraction. Le Roi-Prophète souhaite que l’Homme se soulève et règne, mais sans se vautrer dans l’opulence. Tous ont droit à un toit et à la protection du plus fort. Tous ont droit à leur part de richesse et de joies, mais tous les excès sont un moyen de nourrir la part d’ombre en soi. Chaque être est fait d’ombre et de lumière. Chaque action nourrit une part ou l’autre. Il est du devoir des preux et des pieux de tourner tous les êtres vers la lumière et de les guider. Les Égarés peuvent revenir vers le droit chemin, mais parfois l’Ombre les consume et la Perdition les attend.

La purification de l’être par la méditation, l’isolement, la prière et le jeûne permet à tous et à toutes de ne pas sombrer vers le monde de l’Enchaîné, de rester dans la douce lumière du Céleste. Les visions accordées par la Lumière sont divines et véridiques, il est du devoir des Corbeaux de les interpréter et de guider le peuple vers son élévation. Il est également le devoir de tous de permettre à autrui de trouver la véritable voie, celle de l’illumination et de la sobriété. Parfois cela se fait à l’aide de paroles et d’autres fois un Corbeau se doit de monter son cheval et de répandre la vérité coûte-que-coûte. La voie des armes n’est nullement proscrite, après tout, le Roi-Prophète lui-même poignarda l’Impure et rallia le peuple vers une sainte guerre.

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La structure

Les Corbeaux des Plaines Mortes sont principalement des prêcheurs itinérants, apportant la bonne nouvelle et l’espoir à qui tend l’oreille. Ils ont donc une hiérarchie forte simple.

Les Corbeaux sont les ailes de l’organisation, ils sont les voyageurs et les prêcheurs. Voyageant, errant et méditant à travers les plaines du Sarrenhor. Ils sont également parfois aperçus prêchant la Lumière et l’Illumination sur les routes principales de pèlerinage habituel.

Les Prédicateurs sont ceux s’établissant dans une communauté fixe ou un groupe nomade. Ils sont les chapelains, les aumôniers et les prêtres de ces petites communautés. Ils prêchent la bonne nouvelle et la Voie, attendant les nouvelles du Monde des Corbeaux.

Finalement, l’Aruspice est le visionnaire, celui étant étroitement lié au Céleste. Recevant la bénédiction de la Vérité et de la Lumière. Vivant isolé pour la plupart du temps, de nombreuses visions lui sont livrées et il est de son devoir de les interpréter afin de guider le peuple vers sa libération spirituelle. L’Aruspice actuel et fondateur des Corbeaux est Emöké Ghana, dit « Le varan », du clan des Vors.